Pietro Bonanno

Pietro Bonanno
Fonctions
Député
XXIIe législature du royaume d'Italie
-
Maire de Palerme
-
Giuseppe Tasca Lanza
Girolamo Di Martino
Député
XXIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXe législature du royaume d'Italie
-
Député
XIXe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
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PalermeVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
PalermeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité

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Pietro Bonanno est un homme politique italien, né à Palerme le , mort à Palerme le .

Député de gauche lié à Francesco Crispi, il est membre du conseil municipal de Palerme qu'il dirige du 21 janvier 1904 jusqu'à sa mort avec le titre de pro-maire, ne pouvant pas porter officiellement la charge de maire du fait de son mandat parlementaire.

Biographie

Pietro Bonanno est le fils de Stefano, riche artisan à la tête d'un atelier d'une centaine d'ouvriers produisant des carosses[1]. En 1860, il forme un groupe armé pour participer à l'Insurrection de Palerme après le débarquement de Garibaldi en Sicile[2]. La sœur de Stefano, Anna, est la grand-mère paternelle du juge antimafia Giovanni Falcone[2].

Pietro Bonanno étudie le droit à l'Université de Palerme et, diplômé à 22 ans, il épouse Francesca Paterno de Spedalotto dont la famille noble rejette cette union du fait de la différence de leurs origines[1].

Il est l'un des principaux animateurs des partisans du maire démocrate Pietro Ugo delle Favare avec Michele Amato Pojero (1892-1893) face à l'opposition Paternò-Oliveri[3].

En 1895, le maire de Palerme Eugenio Oliveri refuse au groupe des crispiniens d'Ugo de donner un poste d'importance à Bonanno dans sa junte[3].

Lors des élections législatives de mai 1895, le candidat de la gauche Rosario Garibaldi Bosco est élu au second tour dans la quatrième circonscription de Palerme contre le candidat de Francesco Crispi, Augusto Laganà, grâce à la réunion de tous les opposants au Président du conseil qui vise l'annulation de l'élection car Bosco n'a pas l'âge requis et est incarcéré. L’élection de Bosco effectivement annulée, Pietro Bonanno est élu à sa place en 1896[4].

En revanche, lors des élections législatives de 1897, il bat difficilement au second tour le radical Alessandro Paternostro, soutenu par le commissaire civil Giovanni Codronchi dans le cadre de l'alliance entre Rudini et le radical Felice Cavallotti. Il a recours à l'achat des votes par deux moitiés de billets de 10 lires dont l'autre partie est donnée à l'issue du scrutin[5].

Sous le mandat du prince de Camporeale (1900-1901), il est l'un des dirigeants de l'opposition au maire alors qu'ils ont été élus sur la même liste d'union libérale[6].

L'hebdomadaire socialiste de Alessandro Tasca, La Battaglia, le qualifie d'idiot, de vaniteux et de corrupteur, attaques auxquels le calomnié répond par une gifle adressé au Teatro Massimo à l'ingénieur Drago, l'un des leaders du socialisme réformiste palermitain puis par un duel au sabre au cours duquel il blesse grièvement son adversaire[7].

Après la condamnation du député régionaliste Raffaele Palizzolo pour le meurtre d'Emanuele Notarbartolo en 1902, il crée avec le député Di Stefano et le folkloriste Giuseppe Pitré, un « Comité pro-Sicilia » pour défendre Palizzolo, qui reçoit l'adhésion de 200 000 personnes[8] dont six députés et de nombreuses personnalités siciliennes. Il relaye la théorie d'une sentence politique et raciste, et incarne une aspiration séparatiste locale[9].

Notes et références

Notes

Références

  1. a et b (it) « Bonanno, il prosindaco che si dedicò agli ultimi - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it, (consulté le )
  2. a et b (it) « FALCONE, Giovanni - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  3. a et b Orazio Cancila, Palermo, Laterza, coll. « Storia delle città italiane », 1999 (ISBN 978-88-420-5781-9), p. 181-184.
  4. Orazio Cancila, Palermo, Laterza, coll. « Storia delle città italiane », 1999 (ISBN 978-88-420-5781-9), p. 185.
  5. Orazio Cancila, Palermo, Laterza, coll. « Storia delle città italiane », 1999 (ISBN 978-88-420-5781-9), p. 191.
  6. Orazio Cancila, Palermo, Laterza, coll. « Biblioteca universale Laterza », , p. 198-199
  7. Orazio Cancila, Palermo, Laterza, coll. « Storia delle città italiane », 1999 (ISBN 978-88-420-5781-9), p. 209-210.
  8. John Dickie, Cosa Nostra. La mafia sicilienne de 1860 à nos jours, éd. Perrin, 2007, chap. III, p. 171-175
  9. Jean-Yves Frétigné, « La Sicile : un laboratoire politique à l’époque de la Monarchie libérale (1860-1922) », Cahiers de la Méditerranée, no 96,‎ , p. 179–195 (ISSN 0395-9317, DOI 10.4000/cdlm.10800, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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